Eksamen: FSP6152 | Semester: Vår 2023 | Varighet: 5 timer
Vekting: Lesing ca. 25 % | Skriving ca. 75 %
Chère famille Dubois,
Je tiens à vous remercier du fond du cœur pour les trois semaines que j'ai passées chez vous. Ce fut une expérience inoubliable qui a changé ma vie.
Ce que j'ai le plus aimé, c'est apprendre à préparer le gratin dauphinois avec Claire et les promenades dans la vieille ville avec Lucas. J'ai aussi beaucoup amélioré mon français grâce à nos conversations pendant le dîner.
Vous me manquez énormément et j'espère vous rendre visite bientôt. Ma maison en Norvège sera toujours ouverte pour vous !
Avec toute mon affection,
Sofie
À première vue, la Norvège et la France semblent être deux pays très différents : le climat, les horaires et les coutumes sont distincts. Pourtant, après quatre années d'études du français, j'ai découvert que nous avons aussi beaucoup en commun.
La différence la plus évidente concerne le mode de vie. Les Français vivent davantage dans la rue, socialisent dans les cafés et les places, et dînent tard. En Norvège, nous passons plus de temps chez nous et la vie sociale est plus intime. Culturellement, les Norvégiens valorisent la nature et le «friluftsliv», tandis que les Français apprécient davantage la vie urbaine.
Néanmoins, les deux cultures partagent des valeurs fondamentales : l'importance de la famille, l'engagement pour l'éducation et le respect de la démocratie. De plus, Norvégiens comme Français apprécions un bon repas entre amis, même si les horaires diffèrent considérablement.
Ces différences ne nous séparent pas, elles nous enrichissent.
C'était un après-midi pluvieux de novembre quand j'ai décidé d'entrer dans cette vieille librairie du centre de Strasbourg. Je ne cherchais rien de particulier, juste un refuge contre la pluie et un moment de calme parmi les vieux livres.
En parcourant les étagères, un livre est tombé par terre. Je l'ai ramassé et j'ai vu que c'était un journal intime, écrit à la main, avec une calligraphie élégante et ancienne. Sur la première page était écrit : « À celui qui trouvera ces mots, qu'il sache que la vie est plus courte qu'on ne le croit. »
Intriguée, j'ai commencé à lire. Le journal appartenait à une femme nommée Marguerite, qui avait vécu à Strasbourg pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle racontait des histoires d'amour, de perte et d'espoir dans des temps difficiles. Ses mots étaient si vivants que j'avais l'impression qu'elle me parlait directement.
« Ce livre vous intéresse ? » Une voix douce m'a tirée de ma lecture. C'était une dame âgée, avec des yeux brillants et un sourire bienveillant.
« C'est fascinant », ai-je répondu. « Savez-vous qui était Marguerite ? »
La femme a souri et a dit : « C'était ma grand-mère. Ce journal aurait dû être vendu il y a des années, mais il revenait toujours sur cette étagère, comme s'il attendait le bon lecteur. »
Elle m'a offert le journal. Je l'ai lu en entier cette nuit-là. Cet après-midi-là, j'ai appris que les livres ne nous trouvent pas seulement – parfois, ce sont eux qui nous choisissent.